Dès l’antiquité, le médecin
grec Hippocrate
(460-370 avt JC) étonne
ses patients avec une méthode simple et efficace
qui consiste à corriger par « tractions,
étirements ou application de pressions locales
les déplacements à différents
endroits de la colonne vertébrale ».
Dans son « Traité
des articulations », il explique que la «
dyspnée » (difficulté respiratoire)
résulte d’un déplacement des
vertèbres saillantes du cou.
600 ans plus tard, le célèbre médecin
Galien
(129-201 après JC) enseigne pour
la première fois les positions correctes
des vertèbres et leurs relations avec l’ensemble
de la colonne vertébrale. Un jour, il parvient
à soigner une paralysie de la main droite
en agissant sur les vertèbres cervicales.
Il montre ainsi que cette paralysie résulte
d’ « une lésion de la paire de
nerfs qui innerve les doigts considérés,
au niveau de la septième cervicale ».
Au 16ième siècle, le grand chirurgien
Français Ambroise
Paré explique en détail
les « luxations de la colonne vertébrale
».
Pour autant, pendant plus de trois siècles,
la thérapie vertébrale est laissée
de coté par la médecine.
Ce n’est qu’à la fin du 19ième
siècle aux Etats-Unis qu’Andrew
Taylor Still, ancien médecin
militaire et pasteur, découvre l’ostéopathie.
Il propose « l’usage de techniques manuelles
capables de rétablir condition physique parfaite,
tant ostéoarticulaire que musculaire ou vasculaire,
en vue de permettre à l’organisme de
se défendre contre les maladies ».
Puis, au tournant du 20ième siècle
aux Etats-Unis un certain Daniel
David Palmer, alors magnétiseur,
parvient à traiter un patient atteint de
surdité depuis 17 ans en ajustant une vertèbre
qui comprime un nerf.
Il renouvelle l’expérience
avec succès sur une personne souffrant d’un
trouble cardiaque.
Intrigué par ces deux résultats,
il pose les bases de la chiropratique
en 1895.
Mais c’est son fils, Barlett
Joshua Palmer, qui va véritablement
développer la science chiropratique. Bientôt
de nombreuses écoles se développent
dans tout le pays.
En
1974, après des années de recherches
scientifiques, la chiropratique acquiert une reconnaissance
légale au Etats-Unis.
La chiropratique, profession cousine de l’ostéopathie,
met l’emphase sur l’intégrité
du système nerveux et sur son interaction
avec l’état de santé.
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